Des trucs

Des trucs pour apprendre, se tromper et apprendre encore.

Stimuli visuels

Le carnet d'empreintes

Tenir un carnet est un excellent moyen de noter, à travers le dessin, les éléments qui caractérisent une empreinte et de les interpréter. Le cerveau est extrêmement performant dans la reconnaissance des formes, des symboles, à condition de le nourrir fréquemment d’informations visuelles. Le dessin est alors considéré comme un instrument d’analyse et d’observation, plus qu'un moyen de s'exprimer artistiquement. Malgré les moyens dont nous disposons aujourd'hui pour enregistrer, traiter ou effectuer des mesures sur une image, le cahier reste un outil convivial vers lequel je me tourne parfois.

 

Carnet d'empreintes

 

La collection de moulage

Faire des moulages d'empreintes, les fixer au mur, les regarder chaque jour, furtivement ou en détail est un excellent moyen pour se familiariser avec les traces. Je trouve toutefois, que les tirages négatifs, qui restituent une image inversée de l'empreinte, n'aident pas vraiment à la reconnaissance visuelle de cette dernière. Voilà pourquoi j'utilise la paraffine qui permet d'obtenir un positif, simplement, et cela, quelque soit la complexité de l'échantillon à mouler. Le tirage, teinté dans la masse, restitue une copie fidèle de la trace découverte sur le terrain. Les tirages négatifs quant à eux, ne sont pas non plus dénués d'intérêt, ils nous renseignent sur la réaction du pied de l'animal face au substrat, sont degré et son angle d'enfoncement et nous donne parfois la forme des griffes.

 

Moulages

Le moulage comme aide à la mémorisation.

 

La meilleur façon d' étudier un moulage est de l' examiner dans le noir complet, sous un éclairage rasant. Cette précaution permet de révèler des détails impossibles à déceler sous une lumière diffuse. 

Une autre expérience intéressante est d'essayer de reconnaître tactilement l'empreinte. Les yeux fermés, on essaye alors de reconnaître cette dernière au toucher. On appréhende alors le relief sous un autre angle, ce qui change notre perception classique de l'empreinte et permet de développer des critères sensoriels. C'est une expérience à la fois ludique et instructive, qui renforce notre connaissance intuitive de l'empreinte.

 

Guides sur les traces

Les guides sur les traces constituent d'excellents outils.

S'en imprégner favorise la reconnaissance rapide

des indices sur le terrain.

 

Pistes de papier

 Dessiner les empreintes grandeur nature, sur des bouts de carton,

de papier et tenter de reproduire la piste des animaux en respectant l’échelle

est un bon moyen de comprendre les différentes allures pratiquées par les quadrupèdes.

C’est aussi un bonne façon de se familiariser avec leurs pistes.

 

Calculer la vitesse d'un animal d'après sa foulée

Loin de moi l'idée de vouloir afficher de quelconques compétences en mathématiques (à l'époque où je bafouais cette matière, mes bulletins scolaires défrayaient la France entière), ce billet n'est donc que le fruit d'une simple curiosité et n'a aucune prétention scientifique. Voici donc la prémisse de ma réflexion :

En 1976, Robert Mac Neill Alexander, professeur de biologie et de zoologie à l'université de Leeds, élabore une formule permettant de calculer la vitesse d'une animal à partir de deux données : la longueur de sa foulée et la mesure hanche-sol.

La formule

En étudiant les animaux, Alexander découvre qu'il existe une relation entre la vitesse, la foulée et la mesure du sol jusqu'au bassin et décide de l'appliquer aux dinosaures.

Ces travaux furent considérés à l'époque comme une grande avancée pour la paléontologie ; toutefois ses théories seront remises en question.

En surfant sur le net, je découvre le site suivant: http://www.csiro.au/helix/sciencemail/activities/dinospeed.html. 

Je me demande alors si cette formule peut être appliquée au pistage. Bien sûr, il suffit de juger les allures d'un animal pour savoir si il est au pas, au trot ou au galop. Mais est-il possible de calculer plus pécisément sa vitesse ? 

La curiosité me pousse à tenter d'utiliser cette formule pour déterminer ma vitesse et celle d'un lévrier barzoï lors d'une simple promenade en laisse, en notant nos foulées respectives dans le sable.

La première séance de mesures s'avère être un échec, et les calculs ne sont pas parlants. Il faut me rendre à l'évidence : une erreur s'est immiscée en mesurant la foulée du chien : le lévrier, très fin, marche pratiquement sur la ligne médiane, il semble possible de s'égarer, de patauger, de s'enliser dans les méandres superposés des pieds postérieurs et antérieurs, voire l'inverse.

Nouvelles mesures le lendemain, et cette fois les résultats issus des calculs sont beaucoup plus probants.

 

Marche en laisse

Comparaison de vitesse lors de la marche,

le véritable athlète est à droite sur la photo.

 

En utilisant donc la formule de RM Alexander, les résultats indiquent une vitesse de 4,6 km/h pour le bipède et 3,8 km/h pour le chien, ce qui n'est pas mal pour une évaluation (les écarts sont peut-être dus à des imprécisions de mesures).

Je me suis amusé ensuite à évaluer la vitesse du lévrier au galop en utilisant cette fois la formule de T.Thulborn, un autre spécialiste de la locomotion des dinosaures.

ici : http://www.sorbygeol...1/dinocal1.html

Pour une foulée mesurée de 3,93 m (toujours impréssionnante chez le barzoï), j'obtiens une vitesse de 42,34 km/h sur le sable. Ce résultat est très possible sachant que la vitesse de pointe du chien a été évaluée à 52 km/h sur cynodrome.

 

stan-1.jpgLe cobaye au galop

 

Qu'en est-il sur le terrain ?

En utilisant un logiciel de mesure de type "Mesurim", il est possible d'évaluer la hauteur sol-hanche des animaux à partir de photos d'animaux à condition de trouver des clichés exempts de problème de perspective. On peut également effectuer des mesures sur un squelette ou une dépouille. 

De nombreuses questions restent posées : quel protocole de mesure faut-il appliquer pour les oiseaux marchant au sol, sachant que l'essentiel du mouvement chez ces derniers ne se fait pas à partir de la hanche mais du genou ? Quid des animaux bondissants comme le lapin ou l'écureuil ?

 

A suivre donc...

 

 



 

Pistes miniatures

Certains animaux, trop légers (insectes, micromammifères, reptiles), ne peuvent pas laisser d' empreintes dans un substrat classique. En déposant un lit de farine, de talc ou de sable au grain fin, il est possible de garder une trace de leur déplacement. La prise de photos, en utilisant un éclairage rasant, et la coloration de l'image avec un logiciel de dessin, permettent d'obtenir des résultats tout à fait convaincants. Bien placés, ces lits au substrat délicat, piégeront le passage d'une souris dans le garde-manger, d'un lérot en bas d'une gouttière ou d'un lézard le long d'un mur.

 

Lucane déplacement

La piste nocturne du lucane cerf-volant

Ce grand coléoptère s'égare parfois dans les zones urbanisées

largeur de la piste 3,5 cm, déplacement du bas vers le haut.

 

Piste dans le sable

Les dunes de l'atlantique, sont des endroits privilégiés pour l'observation des pistes d'insectes.

Les sorties nocturnes, permettent de déterminer leur origine.

Beaucoup d'insectes ne sortent que la nuit, pour échapper aux températures extrêmes de la journée 

Ici, la piste du hanneton foulon, un habitué du milieu dunaire.

 

 

Coléoptère

Déplacement d'un coléoptère appartenant probablement au genre Staphylinus.

Sphinx de l'euphorbe

La chenille du sphinx de l'euphorbe,

visible dans les dunes à partir de juillet.

Largeur de la piste : de 1 à 1,7 cm

 

Piste d'escargot

L'escargot marque le sable de traînées très caractéristiques.

 

Piste de triton sp

Piste de triton (sp)

En février, en bordure d'étang

Foulée : 2 cm

Largeur de voie : 1,7 cm

 

 

Impressions

 

Une banque de données en relief

 

Une bonne façon de se familiariser avec une empreinte est de conserver une impression de la patte qu'il s'agisse d'animaux chassables, victimes de la route ; cela dans le respect de la législation en vigueur.


Bien-sûr la répartition des points de pression est différente quand l'empreinte est créée artificiellement ; mais cela donne de bonnes indications sur la forme générale de l'empreinte et facilite la reconnaissance sur le terrain.
On peut faire ces impressions avec de la pâte à modeler, du plâtre, de l'argile... les photographier en incluant une échelle pour une mesure ultérieure 
Personnellement, j’utilise de la plastiline.


Sur le terrain, il existe autant de types d'empreintes que de sols, et on se rend vite compte qu'en variant l'enfoncement de la patte de l'animal dans le medium, on peut créer une quantité presque infinie d'empreintes.

D'où l’intérêt de se familiariser avec ces variations.

 

 

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Trace de jeune sanglier subissant différents degrés d'enfoncement (gardes non matérialisées)

On peut également superposer les empreintes du pied postérieur et antérieur dans le cas des animaux qui se jugent et apprécier le résultat obtenu.



 

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Impression d'une patte antérieure de ragondin adulte . Notez les deux importantes pelotes proximales près du poignet.

 

 

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L' empreinte d'un animal sensiblement de même taille retrouvée plus tard sur le terrain

 

Cette PA (patte antérieure) est quelque peu déformée dans ce substrat très glissant mais en conserve néanmoins toutes les caractéristiques : pelotes carpiennes volumineuses et empreinte formée de cinq doigts mais le cinquième (très court) ne marque que dans certaines conditions.

Impression pigeon

L' impression peut également être réalisée dans l'argile.

ce qui permet, après moulage, de conserver un tirage positif.

Traces de pigeon ramier.

 

 

Belette

Les  minuscules empreintes de la belette. 

Jeux de pistage

L'observation des animaux pouvant devenir difficile en fin de saison, le pistage se montre alors une option particulièrement attrayante pour les enfants. Suite aux différents cycles "gel-dégel", les coulées des animaux n'ont jamais été aussi visibles, le couvert végétal, quant à lui, quasiment inexistant facilitent la découverte des indices.

Armés d'un minimum de connaissances, et d'une curiosité naturelle, les enfants apprennent très rapidement  à  déchiffrer les indices laissés par la faune locale et deviennent alors experts en localisation de traces. Le jeu consiste à parcourir un maximum de distance derrière un animal sans perdre sa piste. Un baguette de pistage (bâton muni de repères mobiles permettant de trouver la trace suivante : je reviendrai plus tard sur cet instrument) ou un simple mètre à ruban formeront la base de l'équipement. Comme terrain de jeu, les espaces découverts, sont très propices à ce genre d'activité : plage, marge forestière, vasière... Une torche puissante au faisceau rasant le sol peut se montrer utile, même en plein jour, pour révéler certains détails, indécelables dans des conditions normales.

 

relief-020.jpg

Pistage d'un trio de sangliers en lisière de forêt.

 

On donne alors à l'enfant des petits bouts de bois, des allumettes, des baguettes de mikado, leur but étant de marquer chaque nouvelle trace. Ces repères permettent une évaluation globale de l'itinéraire emprunté par l'animal ainsi que l'anticipation des mouvements futurs. On laisse le jeune pisteur trouver le pas suivant en ne l'épaulant que lorsqu'il n'arrive plus à surmonter les difficultés.

On l'invite alors à se dépasser, en allant au-delà du simple repérage de l'empreinte : on lui montre comment trouver les traces à tâtons sous la mousse, sous les feuilles. Rapidement, il apprend à repérer les indices les plus subtils mais qui permettent de progresser plus loin sur la voie : coup de nez de l'animal, transferts de boue, de sable sur la végétation, caillou déplacé, etc. Chaque trace devient prétexte à commenter.

Quand la voie n'a plus d'issue, place alors aux hypothèses et quand les hypothèses ne suffisent plus ... viennent les histoires...

 

Trace d'ongulés dans la neige

Traces d'ongulés dans la neige

Les plages, les larges surfaces enneigées sont des lieux de choix

qui permettent le pistage des animaux sur de grandes distances.

Dans la neige profonde, les animaux consomment beaucoup d’énergie en bondissant.

Lors d’enneigements extrêmes,

il est préférable de suivre leur piste à contre-sens pour éviter de les chasser de leur remise. 

 

 

 

Piste de ragondin

Trouver un indice… qui conduit  à un autre indice,

qui ne mène pas toujours à l’animal,

mais qui fournissent de précieuses indications sur son mode de vie.

 

Déterminer l'âge d'une empreinte : utopie ou réalité ?

Empreinte sur un lit de sable créée de toute pièce afin d'observer son évolution au fil des jours et des intempéries.
 
 
"La sérénité météorologique des six premiers jours n'apporta aucun changement. Je m'aidais d'une loupe, scrutais les arrêtes les plus délicates de la trace. Cette dernière semblait en tous points conforme à l'empreinte originelle. Mon empreinte restait désespérément exempte de toute transformation. En tout cas, aucune décelable à mon niveau. Le septième jour une pluie diluvienne amorça brutalement la dégradation de la trace.
J'ai pu rapidement remarquer que le simple examen visuel du passage d'un animal demeure délicat, voire intuitif.
En effet, une empreinte malmenée par une forte pluie peut paraître tout à fait ancienne et, à contrario, une empreinte de plusieurs jours, épargnée par le vent, la pluie, semblera d'une étonnante fraicheur".
 
 
Cycle de dégradation
Dégradation d'une empreinte d'ongulé au fil des jours,
remarquez l'aspect "grivelé" du sol après le travail de la pluie.
 
Montage final 2
 
Disparition d'une trace de chien en 13 jours
Les pluies fortes des 2 derniers journées
ont fortement dégradé l'empreinte.
 
 
vieux-vieille.jpg
Cette photo illustre une expérience classique : l'empreinte de gauche,
à peine discernable est pourtant bien postérieure à celle de droite
déposée à un moment où le sol possédait une meilleure plasticité.
 
 
Si l'examen visuel de l'empreinte devient alors difficile ou inopérant quels sont donc les éléments qui nous permettent de déterminer l'âge d'une empreinte ?
 
 
Dater par recoupement : des éléments chronologiques chanceux
 
 
Rien de tel qu'une couche de neige tombée durant la nuit pour repérer le passage des animaux qui se rembuchent, il est alors très facile de determiner l'âge d'un pas dans ce médium excepectionnel et providentiel. L'âge d'une empreinte dans la neige peut être évalué en tapotant le fond de cette dernière pour voir si elle a conservé ses propriétés cristallines ou si au contraire elle a gelé. On peut également voir si les cristaux bougent en soufflant fortement au fond de l'impression. Comme pour le sable, de petites craquelures peuvent également apparaître sur le pourtour d'une trace fraîche.
 
Ceux qui empruntent tous les jours le même chemin pourront également identifier le passage d'une compagnie de sangliers ou d'une harde de cerfs à travers champs et estimer ainsi l'heure du passage.
De la même façon aucun animal ne traversera un champ givré ou recouvert par la rosée du matin sans laisser de voie évidente.
Certains animaux nocturnes peuvent également servir de marqueurs chronologiques : une empreinte de blaireau superposant celle étudiée, signifie que cette dernière est antérieure à la nuit précédente, les blaireaux n'étant que très accidentellement diurnes.
 
 
Coulée dans l'herbe
Les nuits claires, sans vent, favorisent l'apparition de la rosée.
Quelques traînées laissées par des blaireaux durant la nuit.
 
 
 
boue-sur-chemin-1-1.jpg
Quelques mottes de terre sur le chemin,
trahissent le passage d'une compagnie de sangliers.
 
 
Tenir compte des grands changements météo.
 
 
La pluie par exemple laisse des traces évidentes sur la surface d'un sol sableux, donnant à l'empreinte un aspect grivelé. Si ce type de relief n'apparaît pas dans le fond de l'empreinte c'est qu'elle a été déposée avant l'arrivée de l'averse. Des résidus végétaux peuvent également se déposer dans l'empreinte suite à des épisodes venteux important.
 
 
feuille-dans-l-empreinte-1-1.jpg
Cette feuille dans l'empreinte supérieure,
dénote le manque de fraicheur de cette voie.
 
 
Sur des sols très meubles ou poussiéreux le vent peut également balayer toute empreinte en quelques heures.
Il est donc important de garder en mémoire ces accidents climatiques lorsque l'on tentera d'évaluer l'âge de l'empreinte.
 
 
 
 
Toile d'araignée
Toile d'araignée, dans une empreinte de chevreuil
Il faut très peu de temps à l'arachnide pour élaborer sa toile.
Sa composition chimique la rend particulièrement pérenne.
On y cherchera des éléments permettant de dater son édification.
Graines d'arbres, feuilles, plumes d'oiseaux, rosée.
 
 
 
Le pouce comme outil d'évaluation.
 
 
La technique  d'usage pour dater un pied et d'enfoncer le pouce dans la terre, le plus près possible de l'empreinte. En imprimant le doigt dans la terre on essaiera de créer une dépression de profondeur similaire à celle de l'empreinte en induisant une légère rotation du pouce. On observera alors :
 
- L'aspect des arrêtes (bien que la trace ait pu être déposée à un moment où la terre disposait d'une moins bonne plasticité)
 
- La couleur du fond de la dépression créée par les doigts : est-elle identique à celle de l'empreinte ? Une différence de couleur évidente peut impliquer un manque de fraîcheur de la trace étudiée.
 
- Si à côté d'une trace profonde le pouce s'enfonce avec difficulté, il y a des chances pour que l'empreinte ait été créée à un moment où le sol possédait une meilleur plasticité, donc probablement les jours précédents.
 
 
Impression du pouce
Le pouce, le talon de la chaussure peuvent être utilisés pour reproduire l'empreinte.
 
 
 
Les signes associés.
 

Suivre une voie et non pas rester confiné à l’interprétation d’une seule empreinte, permet de trouver des indices susceptibles d'apporter de nouvelles indications sur l'âge de la piste.Certains animaux ont une signature olfactive particulièrement développée :  l’émanation entêtante laissée par les glandes tarsiennes du sanglier, l’odeur chevaline du cerf et l'urine du renard au moment du rut sont autant d’indicateurs intéressants à considérer. On cherchera également la présence de brisées fraîches  (une brisée récente dégage une forte odeur de sève pendant quelques heures), de flaque d’eau ou d’empreinte remplie d’eau trouble (les sédiments floculent au fond d’une flaque en moins d’une heure). Les aiguilles de résineux dégagent une certaine odeur à l'endroit où elles ont été piétinées, n'ayez pas peur d'utiliser votre nez...

 

Eau troublée par le passage récent des animaux

 (une pluie forte peut produire un résultat similaire)

Il faut en général moins d'une heure pour que les

sédiments floculent et que l'eau soit de nouveau limpide.

 

Un animal qui traverse une flaque, une souille ou un ruisseau laissera des traces d’éclaboussures sur la berge témoignant du passage également récent d’une animal à l'instar de ces traces de pas imprimées dans la mousse car cette dernière ayant comme caractéristique de reprendre sa forme initiale rapidement. 

 

Traces de chien

Un transfert d’eau, sur la terre sèche, en sortie de flaque

signale toujours une présence très récente.

 

Transfert de boue

Boue déposée  par un sanglier

sur un arbre renversé.

La faire rouler entre les doigts permet d’en apprécier la fraîcheur.

 

 

Plante piétinée

Des marques vert-sombre peuvent apparaître sur la végétation piétinée.

Ces blessures, situées le plus souvent au dos des feuilles, jaunissement en quelques heures.

 

Larves fourmis

20 à 30 minutes sont nécessaires aux ouvrières,

pour abriter leurs larves lors de l’éventration d’une fourmilière.

Un critère intéressant, lorsqu'on cherche à estimer la date du piétinement. 

 

 

 

Bauge de sanglier.

La fraîcheur d'une couchette s'évalue en posant le dos de la main au fond de la dépression.

Cette dernière pourrait être ressentie quelques minutes après le départ de l'animal.

Cette chaleur résiduelle est plus difficile à percevoir chez les cervidés,

dont le poil creux possède un fort pouvoir isolant.

 

 Comparaison frottis

Savoir reconnaître un frottis récent (ici un brocard)

Une blessure très fraîche sur un rameau est verdâtre, 

la sève mouille encore le doigt et dégage une forte odeur.

 

trace-dans-mousse-gelee-2-1.jpg

Cette mousse encore figée par la gelée matinale

garde une image quasi-parfaite de cette empreinte humaine.

 

Quelques exemples de vieillissement.

 

1-heure-de-pluie-1.jpg

Empreintes de botte 

A droite relief laissé après une heure de pluie battante ; à gauche l'impression de référence.

 

montage-final.jpg

Traces de lapin après 7 jours et 16 mm de pluie.

 

Empreinte de merleLa rosée, tombée sur le sable durant la nuit, 

durcit ce dernier en superficie. 

L'empreinte du matin est alors entourée de

craquelures très caractéristiques,

qui n'apparaissent pas sur les traces de la veille.