Animaux domestiques

Mesures d'empreintes de chiens

 

Chiens : quelques dimensions

Quelques mesures d’empreintes de chiens notées sur le terrain et classées ici par longueur.

Ces mesures ne sont pas des moyennes et ne prennent pas en compte,

le type de pied, le sexe de l’individu et la nature du substrat.

Elles ne sont données qu’à titre indicatif.

Le mouton, Ovis aries

 

 The sheep

 

 

Trace de mouton

 

Empreinte de mouton

 

Empreinte de mouton

Dimensions : (L) 6,00 x (l) 4,8 cm

 

Piste

 

Trace de mouton

La poule, Gallus gallus domesticus

The chicken

 

Traces de poule

Trace de poule (type pondeuse)

dans la neige.

Foulée : 50 cm

Largeur de voie : 11 cm

Angle des doigts 2 et 4  :

90-100 degrés

 

Pied de la poule

Des pattes robustes pour gratter le sol

ou fuir à l'approche d'un prédateur.

La membrane reliant les doigts 3 et 4

est légèrement plus developpée que celle

située entre les doigts  2 et 3 

Certaines races comme la nègre-soie

sont pentadactyles.

 

Impression finale 2

Impression

Dimensions : (l) 8,4 x (L) 7,5 cm

La zone centrale  est souvent

bien marquée chez les gallinacés

Les griffes sont fortes

 

Poule brahma

Certaines variétés comme les brahmas

ont les tarses fortement emplumés

 

 

Poule naine ; faisan commun

Comparaison d'impressions

à  gauche  poule naine ; à droite faisan commun

(Phasianus colchicus)

A dimensions égales,

l’empreinte de l'oiseau domestique

 est  nettement  plus vigoureuse.

 

Courgette mangée par les poules

Courgette dévorée  par les poules

Ces oiseaux sont pourvus d’un jabot bien développé,

ils sont rarement frugaux dans leur repas.

 

Grattis de poule

L'oiseau gratte le sol quasiment en permanence

pouvant même créer, à certains endroits, de profondes cuvettes.

 

Final

Les fientes de l'oiseau

Dimensions : (L) 5 x (l) 2 cm

 

 

Dimensions relevées dans l'empreinte (poule naine)

 

Doigt 1 : 3 cm  (souvent bien marqué)

Doigt 2 : 4,6 cm

Doigt 3 : 6,6 cm

Doigt 4 : 5,6 cm

La vache, Bos taurus

Relevant un jour quelques traces le long d’un cloisonnement forestier, je tombe sur une empreinte totalement hors catégorie. Alors relativement néophyte en la matière, je fais ma revue de toutes les créatures susceptibles d’exhiber une telle empreinte (sans exclure le sanglier d’Erymanthe ou le minotaure de Dédale, deux options tout à fait raisonnables). Alors que je considère accroupi cette trace insolite, le roncier gonfle brusquement et dans un fracas végétal laisse jaillir 650 kilos de vache horrifiée. Jugement obscurci par le contexte, j'étais loin de m'imaginer que l'auteur de ce baguenaudage intrusif, pouvait être une simple génisse en quête d’indépendance.

Le ruminant, pris en filature se comporte un peu comme l’éléphant en Afrique : il broute - 80 bouchées par minute- défèque de façon tout aussi chronique, et se faisant, laisse sur son passage une multiplicité d'indices.

 

Découvrons en quelques uns. 


Empreinte de charolaise

Une empreinte très ronde.

Lorsque le filet s’efface, elle prend presque une apparence équine. 

Dimensions : (L) 12 x (l) 10,9 cm.

 

Veau 40 kg

Empreinte de veau d'environ 35 kg

Dimensions : (L) 6,2 x (l) 5,4 cm.

Ressemble à s’y méprendre à un pied de sanglier sans les gardes.

 

 

Bain de poussière

A l’instar de ses cousins sauvages,

le bison, le buffle,

la vache adore se rouler dans la poussière.

Excellente thérapie qui éloigne provisoirement

les parasites ou qui favorise un séchage rapide.

 

Empreinte profonde

Seuls les sols profonds conservent l' impression des ergots

sous la forme de marques rondes.

 

Abroutissement

Les arbustes qui se pensent exempts du piétinement

ne sont pourtant pas à l’abri d’un abroutissement .

Les bordures forestières situées le long des pâturages

sont taillées comme au cordeau. 

 

 

 

L'oie domestique

Bande d'oies

La découverte de ce troupeau d’oies en bordure de Loire

a rendu possible la collecte de quelques  indices.  

 

Oie1

L'empreinte de l'oie domestique.

Dimensions : (L) 10,6 x (l) 12,1 cm

 

Trace d'oie domestique

Angle formé par les doigts 2 et 4  : 90 degrés.

 

Trace d'oie domestique

 

Fientes de l'oie

Les fientes de l’oiseau.

Copieusement déposées sur les lieux de repos.

Diamètre : 1 à 1,5 cm.

 

Fientes desagrégées

En s’altérant ces dépôts deviennent jaune paille,

exposant alors leur structure fibreuse.

 

 

Mesure de l'empreinte (griffes comprises)

 

Doigt 1 : la plupart du temps absent

Doigts 2 : 8 cm

Doigt 3 : 10 cm

Doigt 4 : 9,6 cm

 

Calculer la vitesse d'un animal d'après sa foulée

Loin de moi l'idée de vouloir afficher de quelconques compétences en mathématiques (à l'époque où je bafouais cette matière, mes bulletins scolaires défrayaient la France entière), ce billet n'est donc que le fruit d'une simple curiosité et n'a aucune prétention scientifique. Voici donc la prémisse de ma réflexion :

En 1976, Robert Mac Neill Alexander, professeur de biologie et de zoologie à l'université de Leeds, élabore une formule permettant de calculer la vitesse d'une animal à partir de deux données : la longueur de sa foulée et la mesure hanche-sol.

La formule

En étudiant les animaux, Alexander découvre qu'il existe une relation entre la vitesse, la foulée et la mesure du sol jusqu'au bassin et décide de l'appliquer aux dinosaures.

Ces travaux furent considérés à l'époque comme une grande avancée pour la paléontologie ; toutefois ses théories seront remises en question.

En surfant sur le net, je découvre le site suivant: http://www.csiro.au/helix/sciencemail/activities/dinospeed.html. 

Je me demande alors si cette formule peut être appliquée au pistage. Bien sûr, il suffit de juger les allures d'un animal pour savoir si il est au pas, au trot ou au galop. Mais est-il possible de calculer plus pécisément sa vitesse ? 

La curiosité me pousse à tenter d'utiliser cette formule pour déterminer ma vitesse et celle d'un lévrier barzoï lors d'une simple promenade en laisse, en notant nos foulées respectives dans le sable.

La première séance de mesures s'avère être un échec, et les calculs ne sont pas parlants. Il faut me rendre à l'évidence : une erreur s'est immiscée en mesurant la foulée du chien : le lévrier, très fin, marche pratiquement sur la ligne médiane, il semble possible de s'égarer, de patauger, de s'enliser dans les méandres superposés des pieds postérieurs et antérieurs, voire l'inverse.

Nouvelles mesures le lendemain, et cette fois les résultats issus des calculs sont beaucoup plus probants.

 

Marche en laisse

Comparaison de vitesse lors de la marche,

le véritable athlète est à droite sur la photo.

 

En utilisant donc la formule de RM Alexander, les résultats indiquent une vitesse de 4,6 km/h pour le bipède et 3,8 km/h pour le chien, ce qui n'est pas mal pour une évaluation (les écarts sont peut-être dus à des imprécisions de mesures).

Je me suis amusé ensuite à évaluer la vitesse du lévrier au galop en utilisant cette fois la formule de T.Thulborn, un autre spécialiste de la locomotion des dinosaures.

ici : http://www.sorbygeol...1/dinocal1.html

Pour une foulée mesurée de 3,93 m (toujours impréssionnante chez le barzoï), j'obtiens une vitesse de 42,34 km/h sur le sable. Ce résultat est très possible sachant que la vitesse de pointe du chien a été évaluée à 52 km/h sur cynodrome.

 

stan-1.jpgLe cobaye au galop

 

Qu'en est-il sur le terrain ?

En utilisant un logiciel de mesure de type "Mesurim", il est possible d'évaluer la hauteur sol-hanche des animaux à partir de photos d'animaux à condition de trouver des clichés exempts de problème de perspective. On peut également effectuer des mesures sur un squelette ou une dépouille. 

De nombreuses questions restent posées : quel protocole de mesure faut-il appliquer pour les oiseaux marchant au sol, sachant que l'essentiel du mouvement chez ces derniers ne se fait pas à partir de la hanche mais du genou ? Quid des animaux bondissants comme le lapin ou l'écureuil ?

 

A suivre donc...

 

 



 

Le chien, Canis lupus familiaris

 

Disposition des doigts en éventail alors qu'ils pointent dans le sens de la marche chez le renard. Les coussinets digitaux externes sont plus triangulaires que les médians. Le pied à une forme générale d’œuf et  l'antérieur est plus large que le postérieur. La taille et la forme de l'empreinte peut varier considérablement d'une race à l' autre. Certains chiens sont reconnus pour avoir un pied très allongé comme le Samoyède, le Bedlington terrier et certains lévriers, les doigts médians sont alors très développés.

 

Empreintes de lévrierLe pied très étroit et les griffes puissantes du barzoi (lévrier russe)

 

 L’animal au pas, se juge moins régulièrement que son cousin sauvage le loup. La voie est plus erratique que celle du renard, avec de nombreux écarts d'investigation ; le renard en déplacement file en ligne droite d'un point à un autre, comme s'il avait un but bien précis. Sur la photo suivante, le pied  postérieur, plus étroit, s’imprime ici devant l’antérieur ; cela révèle soit une accélération de l'allure (trot), soit un animal à forte arrière-main (notion de souplesse, animal athlétique). Cette marche est typique des chiens qui ont de fortes angulations comme le berger allemand. 

 

chien-2.jpgEmpreinte de chien : en haut PP en bas PA

 

 

Voies de chiens au galop

Pistes de chiens au galop

 

 

Chien au petit galop

Chien au petit galop entre deux cyclistes

 

 

Chien impression

Impression de patte de chien (pied antérieur)

 

 

Les pattes du chien

Les pattes du chien

Antérieure à gauche ; postérieure à droite

 

Chien qui se déchausse

A l'instar de son cousin sauvage le loup

le chien se "déchausse" après avoir déposé ses besoins :

il gratte vigoureusement le sol avec ses pattes et

dépose ainsi les sécrétions produites par ses glandes interdigitales.

 

 

 

Quelques données ici : Mesures d'empreintes de chiens

 

Renard, chien : comment les différencier d'après l'empreinte  ?

 

Le pied du renard est plus longiligne et témoigne d'un contraste plus marqué entre la longueur et la largeur du pied. L'espace entre le talon et la base des orteils est également plus important que chez le chien. L'empreinte du renard, déposée dans une boue très fine, laisse apercevoir une étoile de poils entre les coussinet digitaux et la pelote plantaire, ces poils s'enregistrent très bien dans le substrat et restent visibles même après la pluie. Le test, aussi connu  est de tirer un trait  en travers de l'empreinte. Ce trait, chez le renard, ne devrait pas en principe couper pas les coussinets digitaux. La petite pelote médiane du renard en formpe de coquillage (pétoncle) permet souvent de départager les deux canidés. Une pilosité importante peut rendre l'empreinte du renard plus diffuse en hiver.

 

 

Pied de renard et de chienUn trait est tiré en travers des pelotes digitales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cheval, Equus caballus

Les chevaux sont des sujets d'étude intéressants notamment pour comprendre les différentes allures des quadrupèdes sauvages, à condition de faire abstraction des allures artificielles issues du dressage. La taille de l'empreinte peut varier considérablement d' une race à l'autre (chez les chevaux de trait, le sabot peut dépasser 20 cm de diamètre). Le pied postérieur est en général plus étroit que l'antérieur. Des différences de taille peuvent exister entre les antérieurs lorsque le cheval sollicite plus un membre que l'autre (pour des raisons pathologiques). Les pieds ferrés se différencient facilement de ceux qui ne le sont pas : le pied sans fer laisse apparaître la fourchette (saillie en forme de V sur la partie postérieure du sabot). La section saillante et rectangulaire du fer laisse une impression nette sur le sol. L'appui chez le cheval se fait sur un doigt unique : le doigt 3  

 

Ferré, non ferré

  Pied ferré en haut, non ferré en bas

 

Antérieur-postérieur

Le pied postérieur vient s'imprimer devant l' antérieur (en bas)

Si l'animal est au pas, on dit alors qu'il se méjuge :

qualité de l'allure générant confort pour le cavalier et élégance pour le cheval.

 

 

Cheval au trot

La voie de l'animal au trot. 

 

Cheval au petit galop

Au petit galop.

 

Empreinte de sableLe cheval est un animal lourd dont l'empreinte s'imprime profondément

Dans le sable, la matière fraîche est projetée devant l'empreinte.

Particularité visible même après le vieillissement de cette dernière.

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