Villes et banlieues

Le merle noir, Turdus merula

The black bird

 

Merle noir

Traces sur une souche enneigée.

Dimension : (L) 5 x (l) 2,5 cm

 

MerleGroupe de traces dans la neige

Largeur de la voie : 5-6 cm

 

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L'oiseau sautille ici avec les pattes décalées

Distance entre chaques bonds : 15-20 cm

 

 

Fiente de merle noir

Fientes de merle noir

en hiver

(L) 1,6 x (l) 0,4 cm

Le raton laveur, Procyon lotor

The racoon

 

Sincèrement merci à Julien Bechereau de m’avoir permis, lui et ses amis québecquois de trouver les photos permettant d'illustrer cette espèce. Même si la présence du raton laveur est aujourd’hui accidentelle, sa progression sur le sol français est quant à elle, bien réelle.

Les régions de l’Aisne, la Marne, l’Oise abritent aujourd'hui, le foyer le plus important.

Cet animal souffre d’une assez mauvaise réputation en Amérique du nord. Poubelles bruyamment renversées, poulaillers visités, gazon labourés, occupation des greniers, câbles électriques mâchés font partie des nombreux faits qui lui sont reprochés. Aussi des mesures ont été prises immédiatement en France pour enrayer sa propagation mais en vain. Le raton étant discret de nature, ses dégâts s’apprécient généralement au petit jour en découvrant ses empreintes.

 

Si l’impression du pied est bonne, la trace du raton laveur, assez typique ne pose pas de gros problèmes d'identification. On trouvera cette dernière le long d’un cours d’eau, d’un lac, d’une roselière. Le procyonidé passe sa journée à l’abri d’une cavité et se rend sur ses zones de gagnage à la nuit tombée en utilisant son réseau de coulées bien dessinées. Sa présence sera confirmée par différents indices trouvés sur le terrain : empreintes, terre grattée, latrines, traces de griffes sur les arbres.

 

PA : ressemble à une petite main humaine aux extrémités bulbeuses, comme pour la plupart des procyonidés les griffes ne sont pas rétractiles et apparaissent dans l’empreinte. Toutefois cette impression n’est pas systématique et dépend de la nature du substrat. Cette main est équipée de cinq doigts, le plus court, assez semblable à notre pouce est dirigé vers le centre de la voie. Ce doigt s’attachant plus bas, il renforce l'asymétrie de l’empreinte et il est alors assez facile de distinguer le PP du PA. L'arrière de la paume de la main est concave.

 

PP: l’essentiel de la masse du plantigrade étant réparti à l’arrière du corps, le pied postérieur a tendance à marquer plus fermement  le substrat. Le talon marque souvent, ce qui accentue la longueur de l’empreinte, mais son impression n’est pas systématique. Le PP présente lui aussi de 5 doigts mais ces derniers sont sensiblement plus courts et moins écartés que ceux du PA. Le doigt 1 (notre gros orteil), localisé à l’intérieur du pied est le doigt le plus court. Les traces de griffes sont aussi visibles sur l'empreinte du PP.

 

Voie : le raton utilise très peu le trot, ses allures favorites sont la marche et le bond (galop)

Les empreintes lors de la marche se groupe deux par deux, conférant à la piste une disposition tout à fait particulière. Ce duo d’empreinte est composé d’une empreinte de patte avant associée avec celle d’une patte arrière mais du côté opposé! La foulée mesure entre 20 et 35 centimètres pour une largeur de voie de 10 centimètres environ.

Des traces de jeunes individus peuvent être rencontrées entre avril et juin, l'empreinte du pied avant mesure 4, 5 cm de large.

 

 

 

Empreinte de raton laveur

Le duo d'empreintes du procyonidé ( photo : @Morri. H Quebec)

En bas : pied avant gauche ; en haut : pied arrière droit

Dimensions d'un individu de belle taille :

PA : (L)  6,9 x ( l ) 7,5 cm

PP : (L) 7,9 x ( l ) 7,7 cm

 

Piste de raton

 

Piste du raton laveur ( photo : @ R.T Quebec)

dans son habitat privilégié.

 

Retouchee

Le raton laveur amble lors de la marche.

Sur ce shéma le pied avant droit et arrière droit avance simultanément

Les pieds avant gauche et arrière droit

s'impriment l'un à côté de l'autre (dans le cercle)

donnant cette piste si carctéristique

 

PA droit

La partie arrière du PA

est concave

L'empreinte  est presque humaine

 

Impression raton laveur

Jeune individu

A gauche PA ; à doite PP

Dimensions

PA : (L) 4 x (l) 4,9 cm

PP : (L) 6 x (l) 5 cm

 

L'étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris

Starling

 

Quelques empreintes et indices laissés

par un groupe d'étourneaux

sur un banc de sable en baie d'Authie.

 

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Dimensions de l'empreinte : (L) 5, 3 x (l) 2,3 cm

Merles et grives présentent des dimensions similaires

Mais chez l'étourneau les doigts sont un peu plus forts

Contrairement aux turdidés, l'étournau marche sans sautiller

Il est également plus grégaire

 

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Les nombreux coups de bec laissés par les oiseaux

sont caractéristiques de l'espèce

 

L'enclume de la grive musicienne

 

 

Le sacrifice des escargots est un rite extrêmement courant chez la grive musicienne, à tel point qu'il est devenu un peu sa spécialité. Pourtant elle n’est pas la seule à pratiquer ce rituel. D’autres espèces de turdidés, comme la grive litorne Turdus pilaris ou même le merle noir Turdus merula, peuvent s’y adonner occasionnellement. La technique d’extirpation est toujours un peu similaire, le mollusque est tenu du bout du bec puis il est frappé sur une surface dure jusqu’à ce que sa coquille cède. L’opération peut prendre une bonne minute et demande souvent plusieurs essais. L’escargot est en suite avalé en plusieurs morceaux. Beaucoup d’objets peuvent faire office d’enclume : pierres, racines, branches, terrasses, allées de jardin, rebords de fenêtre, bouteilles en verre, etc. Le nombre de coquilles qui s’amoncellent montre l’intérêt que porte l’oiseau à son outil.

 

Enclume classique

La bonne vieille pierre, un modèle d'enclume classique mais éprouvé...

Cette dernière finit par être souillée par le mucus des nombreuses victimes

 

 

Grive sur terrasse

Grive musicienne concassant des escargots sur une terrasse

 

Escargots cassés par une grive

Coquilles éventrées par l'oiseau

 

Grive cassant un escargot

Une technique bien rodée.

Les escargots sont particulièrement recherchés par temps froid

ainsi qu'à la fin de l'été.

 

Black and white

Les espèces remarquablement colorées,

comme l'escargot des jardins ou celui des haies

 échappent difficilement à l’oiseau.

Les plus clairs finissent martelés sur l’enclume

Les plus foncés souffrent d’insolation.

Que vivre est difficile !

Le pigeon biset, Columba livia

The Rock Dove

 

Empreintes de pigeon biset

Dimensions de l'empreinte : (L) 5,5 x (l) 4,9 cm

 

Trace de pigeon bizet

Largeur de voie : 11 cm

 

Moulage d'empreinte de pigeon biset

Moulage de l'empreinte de l'oiseau

Le goéland argenté, Larus argentatus

European Herring Gull

 

Empreinte de goéland argenté

L'empreinte est plus large que longue.

Dimensions : (L) 7,5 cm x (l) 8,1 cm.

Angle des doigts 2 et 4 : 86 degrés.

 

Goéland argenté, groupe de traces

Foulée de l'oiseau : 28-30 cm.

 

Traces de goéland argenté

Le doigt 1 marque parfois sous la forme d'un simple point.

 

Voie du goéland argenté

Largeur de la voie : 10 cm.

Doclabofleche

Chez le goéland,  le doigt postérieur est très court,

 la griffe du doigt médian est volumineuse

Ces particularités aident à le différencier

du canard colvert.

 

Moulage de l'empreinte

Moulage de l'empreinte.

 

Mesure de l'empreinte (griffes comprises)

 

Doigt 1 : absent ou très court

Doigt 2 : 5 cm

Doigt 3 : 7 cm

Doigt 4 : 6,4 cm

 

Le cygne tuberculé, Cygnus olor

The Mute Swan

 

Comment parler du cygne tuberculé sans évoquer l’éclat, la splendeur, la noblesse qu’il exhale lorsqu’il vogue sans effort sur l’onde ? Pourtant, combien de chiens intrépides, d’enfants trop curieux, cet oiseau immaculé n'a-t-il promptement rabroués ? Ainsi, ses qualités belliqueuses lors de la reproduction sont rarement comprises. Bénéficiant d’introductions chroniques depuis le XIV siècle, le cygne tuberculé ou cygne muet, fait figure d’exemple en matière d’immigration réussie. Pourtant, son difficile relationnel avec tout autre palmipède devient source d'interrogation quant à son statut d'espèce protégée dans certains pays.

L’oiseau, très lourd, n’atteindrait sa taille définitive que lors de sa deuxième année, le mâle étant un peu plus grand que la femelle. Cette différence de taille serait visible dans l’empreinte, notamment la longueur du doigt médian qui attendrait en moyenne 15 cm pour les mâles contre 13 cm pour les femelles :  «Biometrics of the mute swan :  Johannes N.J, Willem Beekhuizen  & Erwin J.O.Kompanje ». Remarquable par ses dimensions, l'empreinte ne peut être confondue avec celle d'un autre palmipède ; on veillera toutefois à ne l'assimiler, lors de leurs escales sur les grands plans d'eau, à ses cousins nordiques.

Le cygne rame par coups de pattes simultanés, contrairement aux canards de surface dont les pattes travaillent de façon indépendante. Une seule impulsion propulse l'oiseau sur une distance de 3 ou 4 m.

 

Empreinte de cygne

Dimensions de l'empreinte : (L) 13,5 x (l) 14.7 cm

 

Empreinte de cygne tuberculé

Une autre empreinte.

Angle des doigts 2 et 4 : 80 degrés.

 

La piste de l'oiseau

La piste de l'oiseau.

Les empreintes de pieds humains, à proximité, permettent d'en apprécier les dimensions.

Foulée : 45 cm 

Largeur de la voie : 20 cm

 

Empreintes de cygne

 

Cygne

 

 

Cygne 1

Le cygne aurait, toutes proportions gardées,

 des pattes plus courtes que celles des oies.

Ce qui rendrait sa démarche encore plus gauche sur terre ferme.

 

 

Fiente de cygne.

Les excrétions du palmipède géant traduisent une alimentation principalement végétale. 

Ici, sous forme de bousard, les fientes sont le plus souvent tubulaires.

On les trouve souvent accompagnées de nombreuses plumes,

sur les sites de repos.

 

Quelques mesures relevées sur l'empreinte :

 

Doigt 1 : absent la plupart du temps, sauf sur sol meuble ou dans la neige.

Doigt 2 : 9,4 cm

Doigt 3 : 12.6 cm

Doigt 4 : 12,3 cm

 

La poule d'eau, Gallinula chloropus

The Common Moorhen

 

Un oiseau se hâte sur l’eau entre deux îlots de végétation, c’est une poule d’eau : l’oiseau des mares verdissantes, des canaux, qui semble avancer sur l’eau avec  beaucoup d''aisance. Alarmé, il tente de regagner le couvert d’un vol court et désordonné. Trop tard !... l’observateur a eu le temps d’entrevoir, ballotant sous le ventre de l’oiseau, l’objet du déshonneur. La jambe de la poule d’eau se prolonge par des orteils gigantesques, qui constituent  l’un des canulars les plus hasardeux que la nature ait osé commettre. Pourtant l’appareil locomoteur de la poule d’eau n’a pas d’égal pour franchir les roseaux ou filer sur la vase. Ses doigts longilines, sont renforcés d’une bordure membraneuse très discrète, qui est rarement imprimée sur le substrat. L'empreinte et la voie évoquent sous certains aspects celle de la cousine la foulque.

 

Patte de poule d'eau

L’appareil locomoteur de la Gallinule :

deux raquettes colossales, bâties pour arpenter les vasières. 

Comparé aux doigts, le tarse n'est pas très long.

Les griffes, elles, le sont.

 

Traces de poule d'eau

Les traces du rallidé.

Angle des doigts 2 et 4 : environ 100 degrés.

 

Traces de poule d'eau

L'oiseau, sprinter invétéré, ne semble utiliser ses ailes qu'à regret.

 

Traces de poule d'eau

Foulée : 18 cm

Largeur de voie 7 cm.

 

Traces de poule d'eau

Petite réunion informelle sur la berge.

 

traces de poule d'eau dans la neigeVoie de l'oiseau dans la neige (en compagnie d'un merle)

Foulée : 32 cm

Largeur de la voie : environ 9 cm

 

 

Poule

Impression dans l'argile.

Dimensions : (L) 8,1 x (l) 8,2 cm

 

Impression dans le sable

Impression dans le sable.

 

Empreinte de poule d'eau

Moulage de l'empreinte

 

Mesures relevées sur l'empreinte

 

Doigt 1 : 2.3 cm

Doigt 2 : 4,6 cm

Doigt 3 : 5.9 cm

Doigt 4 : 5,2 cm

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