Villes et banlieues

L'étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris

Starling

 

Quelques empreintes et indices laissés

par un groupe d'étourneaux

sur un banc de sable en baie d'Authie.

 

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Dimensions de l'empreinte : (L) 5, 3 x (l) 2,3 cm

Merles et grives présentent des dimensions similaires

Mais chez l'étourneau les doigts sont un peu plus forts

Contrairement aux turdidés, l'étournau marche sans sautiller

Il est également plus grégaire

 

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Les nombreux coups de bec laissés par les oiseaux

sont caractéristiques de l'espèce

 

L'enclume de la grive musicienne

 

 

Le sacrifice des escargots est un rite extrêmement courant chez la grive musicienne, à tel point qu'il est devenu un peu sa spécialité. Pourtant elle n’est pas la seule à pratiquer ce rituel. D’autres espèces de turdidés, comme la grive litorne Turdus pilaris ou même le merle noir Turdus merula, peuvent s’y adonner occasionnellement. La technique d’extirpation est toujours un peu similaire, le mollusque est tenu du bout du bec puis il est frappé sur une surface dure jusqu’à ce que sa coquille cède. L’opération peut prendre une bonne minute et demande souvent plusieurs essais. L’escargot est en suite avalé en plusieurs morceaux. Beaucoup d’objets peuvent faire office d’enclume : pierres, racines, branches, terrasses, allées de jardin, rebords de fenêtre, bouteilles en verre, etc. Le nombre de coquilles qui s’amoncellent montre l’intérêt que porte l’oiseau à son outil.

 

Enclume classique

La bonne vieille pierre, un modèle d'enclume classique mais éprouvé...

Cette dernière finit par être souillée par le mucus des nombreuses victimes

 

 

Grive sur terrasse

Grive musicienne concassant des escargots sur une terrasse

 

Escargots cassés par une grive

Coquilles éventrées par l'oiseau

 

Grive cassant un escargot

Une technique bien rodée.

Les escargots sont particulièrement recherchés par temps froid

ainsi qu'à la fin de l'été.

 

Black and white

Les espèces remarquablement colorées,

comme l'escargot des jardins ou celui des haies

 échappent difficilement à l’oiseau.

Les plus clairs finissent martelés sur l’enclume

Les plus foncés souffrent d’insolation.

Que vivre est difficile !

Le pigeon biset, Columba livia

The Rock Dove

 

Empreintes de pigeon biset

Dimensions de l'empreinte : (L) 5,5 x (l) 4,9 cm

 

Trace de pigeon bizet

Largeur de voie : 11 cm

 

Moulage d'empreinte de pigeon biset

Moulage de l'empreinte de l'oiseau

Le goéland argenté, Larus argentatus

European Herring Gull

 

Empreinte de goéland argenté

L'empreinte est plus large que longue.

Dimensions : (L) 7,5 cm x (l) 8,1 cm.

Angle des doigts 2 et 4 : 86 degrés.

 

Goéland argenté, groupe de traces

Foulée de l'oiseau : 28-30 cm.

 

Traces de goéland argenté

Le doigt 1 marque parfois sous la forme d'un simple point.

 

Voie du goéland argenté

Largeur de la voie : 10 cm.

Doclabofleche

Chez le goéland,  le doigt postérieur est très court,

 la griffe du doigt médian est volumineuse

Ces particularités aident à le différencier

du canard colvert.

 

Moulage de l'empreinte

Moulage de l'empreinte.

 

Mesure de l'empreinte (griffes comprises)

 

Doigt 1 : absent ou très court

Doigt 2 : 5 cm

Doigt 3 : 7 cm

Doigt 4 : 6,4 cm

 

Le cygne tuberculé, Cygnus olor

The Mute Swan

 

Comment parler du cygne tuberculé sans évoquer l’éclat, la splendeur, la noblesse qu’il exhale lorsqu’il vogue sans effort sur l’onde ? Pourtant, combien de chiens intrépides, d’enfants trop curieux, cet oiseau immaculé n'a-t-il promptement rabroués ? Ainsi, ses qualités belliqueuses lors de la reproduction sont rarement comprises. Bénéficiant d’introductions chroniques depuis le XIV siècle, le cygne tuberculé ou cygne muet, fait figure d’exemple en matière d’immigration réussie. Pourtant, son difficile relationnel avec tout autre palmipède devient source d'interrogation quant à son statut d'espèce protégée dans certains pays.

L’oiseau, très lourd, n’atteindrait sa taille définitive que lors de sa deuxième année, le mâle étant un peu plus grand que la femelle. Cette différence de taille serait visible dans l’empreinte, notamment la longueur du doigt médian qui attendrait en moyenne 15 cm pour les mâles contre 13 cm pour les femelles :  «Biometrics of the mute swan :  Johannes N.J, Willem Beekhuizen  & Erwin J.O.Kompanje ». Remarquable par ses dimensions, l'empreinte ne peut être confondue avec celle d'un autre palmipède ; on veillera toutefois à ne l'assimiler, lors de leurs escales sur les grands plans d'eau, à ses cousins nordiques.

Le cygne rame par coups de pattes simultanés, contrairement aux canards de surface dont les pattes travaillent de façon indépendante. Une seule impulsion propulse l'oiseau sur une distance de 3 ou 4 m.

 

Empreinte de cygne

Dimensions de l'empreinte : (L) 13,5 x (l) 14.7 cm

 

Empreinte de cygne tuberculé

Une autre empreinte.

Angle des doigts 2 et 4 : 80 degrés.

 

La piste de l'oiseau

La piste de l'oiseau.

Les empreintes de pieds humains, à proximité, permettent d'en apprécier les dimensions.

Foulée : 45 cm 

Largeur de la voie : 20 cm

 

Empreintes de cygne

 

Cygne

 

 

Cygne 1

Le cygne aurait, toutes proportions gardées,

 des pattes plus courtes que celles des oies.

Ce qui rendrait sa démarche encore plus gauche sur terre ferme.

 

 

Fiente de cygne.

Les excrétions du palmipède géant traduisent une alimentation principalement végétale. 

Ici, sous forme de bousard, les fientes sont le plus souvent tubulaires.

On les trouve souvent accompagnées de nombreuses plumes,

sur les sites de repos.

 

Quelques mesures relevées sur l'empreinte :

 

Doigt 1 : absent la plupart du temps, sauf sur sol meuble ou dans la neige.

Doigt 2 : 9,4 cm

Doigt 3 : 12.6 cm

Doigt 4 : 12,3 cm

 

La poule d'eau, Gallinula chloropus

The Common Moorhen

 

Un oiseau se hâte sur l’eau entre deux îlots de végétation, c’est une poule d’eau : l’oiseau des mares verdissantes, des canaux, qui semble avancer sur l’eau avec  beaucoup d''aisance. Alarmé, il tente de regagner le couvert d’un vol court et désordonné. Trop tard !... l’observateur a eu le temps d’entrevoir, ballotant sous le ventre de l’oiseau, l’objet du déshonneur. La jambe de la poule d’eau se prolonge par des orteils gigantesques, qui constituent  l’un des canulars les plus hasardeux que la nature ait osé commettre. Pourtant l’appareil locomoteur de la poule d’eau n’a pas d’égal pour franchir les roseaux ou filer sur la vase. Ses doigts longilines, sont renforcés d’une bordure membraneuse très discrète, qui est rarement imprimée sur le substrat. L'empreinte et la voie évoquent sous certains aspects celle de la cousine la foulque.

 

Patte de poule d'eau

L’appareil locomoteur de la Gallinule :

deux raquettes colossales, bâties pour arpenter les vasières. 

Comparé aux doigts, le tarse n'est pas très long.

Les griffes, elles, le sont.

 

Traces de poule d'eau

Les traces du rallidé.

Angle des doigts 2 et 4 : environ 100 degrés.

 

Traces de poule d'eau

L'oiseau, sprinter invétéré, ne semble utiliser ses ailes qu'à regret.

 

Traces de poule d'eau

Foulée : 18 cm

Largeur de voie 7 cm.

Les pas sont bien alignés et la foulée semble courte.

Ce qui est probablement dû à la longueur des doigts.

 

Traces de poule d'eau

Petite réunion informelle sur la berge.

 

 

Poule

Impression dans l'argile.

Dimensions : (L) 8,1 x (l) 8,2 cm

 

Impression dans le sable

Impression dans le sable.

 

Empreinte de poule d'eau

Moulage de l'empreinte

 

Mesures relevées sur l'empreinte

 

Doigt 1 : 2.3 cm

Doigt 2 : 4,6 cm

Doigt 3 : 5.9 cm

Doigt 4 : 5,2 cm

Pigeon ramier, Columba palumbus

The common Wood Pigeon

 

Les colombidés laissent des voies bien distinctes, avec lesquelles on devient vite familier. Pigeon ramier et biset laissent des empreintes aux dimensions sensiblement différentes, le "livia" étant plus petit. La cohabitation des deux volatiles est tout à fait possible sur les zones de gagnage mais toutefois seul le ramier occupe la forêt. On trouvera les traces de ce dernier, sur les layons forestiers, au bord des points d'eau dans lesquels il vient s'abreuver et se baigner, ainsi que dans certains champs dont le sol favorise l’enregistrement de l’empreinte : colza, céréales. 

Le pied : patte charnue au doigt postérieur long et large. Le dessous de cette dernière est clairement segmenté et l’impression des coussinets phalangiens peut être perceptible dans l’empreinte. Les doigts antérieurs sont bien écartés. Les griffes sont developpées mais rondes à leur extrémité, la plus courte et la plus courbe étant celle du doigt 1.

La voie : La ligne formée par les doigts 1 et 3 est courbée vers l’intérieur de la voie et évoque la forme d’une virgule. L'oiseau marche avec les pieds fortement inclinés vers l'intérieur. Foulée environ 20 cm. Largeur de voie environ 9 cm. Au sol, sautille en s'aidant de ses ailes pour prendre de la vitesse.

 

 

Empreinte de l'oiseau

Angle des doigts 2 et 4 : 110 degrés

 

Trace sur un chemin en forêt

Une trace en forme de virgule

L'extrémité des doigts latéraux est souvent tordue vers l'arrière.

 

Ramier 1

L'oiseau laisse souvent des traces lorsqu'il vient boire

le long des cours d'eau.

Ses besoin en eau sont particulièrement importants

lors de l'élévage des jeunes

 

empreintes de pigeon ramier

Un autre groupe de traces

Dimension des empreintes : (L) 6,6 x (l) 5,5 (griffes comprises)

Foulée : ici 16 cm

 

Piste de ramier dans le sable

Le pied du colombidé, dans le sable,

laisse une trace de croix presque parfaite.

La piste est souvent sinueuse.

 

Le pied de l'oiseau

Le pied de l'oiseau

 

Impression dans l'argile

Impression dans l'argile

 

 

Dimensions des différents doigts (griffes non comprises)

 

 1 : 2 cm

 2 : 2,6 cm

 3 : 3.6 cm

 4 : 3 cm

 

Le hérisson, Erinaceus europaeus

The European hedgehog

 

La rencontre avec le hérisson, durant la journée, est souvent forfuite et concerne des individus chassés de leur gîte ou malade. Le plantigrade laisse toutefois quelques indices, souvent subtils et assez peu connus. Le hérisson, animal de lisière, mène une existence strictement terrestre. On trouvera ses traces dans une flaque le long d'un chemin, dans le fond d'un fossé, sous une haie. Les pieds antérieurs et postérieurs ont une conformation très différente, à tel point qu'on peut se demander s'ils appartiennent au même animal.

PA : main glabre composée de 5 doigts courts et tubulaires. Dimension : (L) 2,82 x (l) 2 cm (griffes non incluses) Pelotes digitales presque annelées. Griffes puissantes et légèrement aplaties (44 mm). Trois pelotes interdigitales fusionnées. Deux pelotes proximales de taille différente. Ces dernières ne figurent pas toujours dans l'empreinte.

Le doigt 1 est le plus court, le doigt 3 le plus long.

PP : 5 doigts. Le PP est plus long que le PA (4 cm jusqu'au bout du tarse), plus étroit également (1,4 cm). Griffes beaucoup plus développées, la plus longue étant celle du doigt 2 qui mesure plus d'un centimètre. Ces dernières semblent semblent être en adéquation avec des activités de fouissage. Pelote interdigitale, composée de trois éléments combinés. Deux pelotes proximales presque égales en taille. Le doigt 1 est le plus court. 

Attention, les dimensions évoquées ci-dessus sont celles d'un individu de petite taille.

 

La voie : Marche lente qui fait de l'animal une proie facile pour les voitures, surtout lorsque Erinaceus s'immobilise dans la lumière des phares... Le PA s'incline sensiblement vers le milieu de la voie alors que le PP à tendance, lui, à pivoter vers l'extérieur. Les pattes de notre animal ne sont pas spécialement courtes. La longueur des membres postérieurs, par exemple, représente environ 60 % de la longueur totale du corps chez le hérisson contre 66 % chez le renard. Le fait que l’animal paraisse court sur patte est dû à " l’effet jupe "  créé par l’épais bourrelet musculaire qui enveloppe la partie inférieure du corps. En déplacement lent, il arrive que l'animal marque la boue de ses piquants. La foulée est de l'ordre d'une quinzaine de centimètres. Au pas, le PP vient se poser légèrement en retrait du PA. Au trot, on assiste à un recouvrement du PA par le PP.

En été, il est possible de croiser la piste de jeunes individus, la largeur du pied antérieur d'un jeune hérisson de 250 g est de 2,5 cm (le poids d'un adulte varie entre 400 et 600 g. Toutefois, à cause de fréquente double impression PA-PP, il est toujours très difficile de mesurer l'empreinte de cet animal.

 

 

Empreinte de hérissonLa petite main du hérisson.

Dimensions : (L) 2.4 x (l) 3 (griffes incluses)

 

Belle trace d herisson

Les doigts courts et boudinés donnent à l'empreinte une touche très personnelle.

 

Empreintes de hérisson

Voie large et petits pas 

 

Voie

La voie du hérisson

Foulée : 13-14 cm

Largeur de la voie : 6 cm

 

Herisson dans le sable

Dans le sable

 

LaisséesLes laissées du hérisson sont souvent visibles en lisière ou dans les jardins après la tonte

Leur aspect varie en fonction des aliments ingérés

Bien souvent, elles sont cylindriques, fermes, noires, rugeuses et brillantes.

Dimensions : (L) 3,1 x (l) 0.7 cm

 

Restes d'insectes

Observation microscopique des laissées 

Exosquelettes, élytres de coléoptères, les composent en grande partie.

 

 

Longueur des membresLa longueur des membres est difficile à apprécier chez le hérisson.

Elles sont toutefois visibles lorsque l'animal se déplace rapidement

 

Moulage de l'empreinteMoulage d'une empreinte.

Le pouce, plus court, ne marque pas toujours.

 

D'autres photos sont également visibles ici : https://youtu.be/R_p8oCixwlg