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Mesures d'empreintes de chiens

 

Chiens : quelques dimensions

Quelques mesures d’empreintes de chiens notées sur le terrain et classées ici par longueur.

Ces mesures ne sont pas des moyennes et ne prennent pas en compte,

le type de pied, le sexe de l’individu et la nature du substrat.

Elles ne sont données qu’à titre indicatif.

Calculer la vitesse d'un animal d'après sa foulée

Loin de moi l'idée de vouloir afficher de quelconques compétences en mathématiques (à l'époque où je bafouais cette matière, mes bulletins scolaires défrayaient la France entière), ce billet n'est donc que le fruit d'une simple curiosité et n'a aucune prétention scientifique. Voici donc la prémisse de ma réflexion :

En 1976, Robert Mac Neill Alexander, professeur de biologie et de zoologie à l'université de Leeds, élabore une formule permettant de calculer la vitesse d'une animal à partir de deux données : la longueur de sa foulée et la mesure hanche-sol.

La formule

En étudiant les animaux, Alexander découvre qu'il existe une relation entre la vitesse, la foulée et la mesure du sol jusqu'au bassin et décide de l'appliquer aux dinosaures.

Ces travaux furent considérés à l'époque comme une grande avancée pour la paléontologie ; toutefois ses théories seront remises en question.

En surfant sur le net, je découvre le site suivant: http://www.csiro.au/helix/sciencemail/activities/dinospeed.html. 

Je me demande alors si cette formule peut être appliquée au pistage. Bien sûr, il suffit de juger les allures d'un animal pour savoir si il est au pas, au trot ou au galop. Mais est-il possible de calculer plus pécisément sa vitesse ? 

La curiosité me pousse à tenter d'utiliser cette formule pour déterminer ma vitesse et celle d'un lévrier barzoï lors d'une simple promenade en laisse, en notant nos foulées respectives dans le sable.

La première séance de mesures s'avère être un échec, et les calculs ne sont pas parlants. Il faut me rendre à l'évidence : une erreur s'est immiscée en mesurant la foulée du chien : le lévrier, très fin, marche pratiquement sur la ligne médiane, il semble possible de s'égarer, de patauger, de s'enliser dans les méandres superposés des pieds postérieurs et antérieurs, voire l'inverse.

Nouvelles mesures le lendemain, et cette fois les résultats issus des calculs sont beaucoup plus probants.

 

Marche en laisse

Comparaison de vitesse lors de la marche,

le véritable athlète est à droite sur la photo.

 

En utilisant donc la formule de RM Alexander, les résultats indiquent une vitesse de 4,6 km/h pour le bipède et 3,8 km/h pour le chien, ce qui n'est pas mal pour une évaluation (les écarts sont peut-être dus à des imprécisions de mesures).

Je me suis amusé ensuite à évaluer la vitesse du lévrier au galop en utilisant cette fois la formule de T.Thulborn, un autre spécialiste de la locomotion des dinosaures.

ici : http://www.sorbygeol...1/dinocal1.html

Pour une foulée mesurée de 3,93 m (toujours impréssionnante chez le barzoï), j'obtiens une vitesse de 42,34 km/h sur le sable. Ce résultat est très possible sachant que la vitesse de pointe du chien a été évaluée à 52 km/h sur cynodrome.

 

stan-1.jpgLe cobaye au galop

 

Qu'en est-il sur le terrain ?

En utilisant un logiciel de mesure de type "Mesurim", il est possible d'évaluer la hauteur sol-hanche des animaux à partir de photos d'animaux à condition de trouver des clichés exempts de problème de perspective. On peut également effectuer des mesures sur un squelette ou une dépouille. 

De nombreuses questions restent posées : quel protocole de mesure faut-il appliquer pour les oiseaux marchant au sol, sachant que l'essentiel du mouvement chez ces derniers ne se fait pas à partir de la hanche mais du genou ? Quid des animaux bondissants comme le lapin ou l'écureuil ?

 

A suivre donc...

 

 



 

Glossaire

Quelques termes évoquées sur ce site.

 

Angle des doigts 2 et 4 : angle formé par les doigts latéraux. 90 degrés représente une mesure moyenne chez les oiseaux. Attention, les angles indiqués ne sont pas des moyennes, mais le résultat d’une mesure unique prise sur une empreinte. 

 

Angle

Mesure d'angle sur une empreinte d'échassier

 

Anisodactyle : oiseau dont le doigt postérieur est orienté vers l'arrière et les autres doigts vers l'avant.

Abroutissement : non donné à la consommation des jeunes arbres par les animaux sauvages. Ces jeunes plants,  dont la croissance est perturbée, prennent alors une forme de balai. 

Apex : extrémité

Arrière-main : partie postérieure de l'animal.

Avant-main : partie antérieure de l'animal.

 

Axis : deuxième vertèbre cervicale.

Bouquinage : période de rut chez le lapin et le lièvre pendant laquelle les animaux peuvent être grégaires.

Carpe : ensemble d'os constituant le poignet.

Déjuger : Un animal se déjuge lorsque son pied arrière se pose en retrait du pied avant ; on peut dire également que l'animal "retarde". Ce type d'allure trahit une certaine faiblesse de l'arrière-train : manque de souplesse, animal obèse, vieillissant ou épuisé par le rut, conformation spéciale du squelette. Un animal  qui exerce une traction (chien en laisse) ou en déplacement lent (prédateur qui approche une proie), peut également adopter ce type d'allure.

Distale (palmure) : palmure qui s'attache au bout des doigts antérieurs, à la base de la griffe. Configuration des oiseaux nageurs comme le canard.

Dytique : coléoptère aquatique.

Filet : espace interdigital chez les artiodactyles.

Foulée (mesure) ou enjambée : distance qui sépare deux empreintes du même pied ou de la même main. 

 

mesure-foulee.jpg

Une foulée

Formule digitale :  Les doigts des oiseaux sont numérotés de l'intérieur vers l'extérieur comme le montre la photo ci-dessous (formule adoptée pour les anisodactyles)

formule-digitale-fin.jpg

Pigeon, pied droit.

Fumées : nom attribué aux excréments du cerf (terme emprunté à la vénerie)

Gammare : Crustacé d'eau douce.

Gardes : doigts postérieurs chez le sanglier.

Hallux : Voir doigt postérieur.

Interdigitale(s) pelote(s) : Pelote centrale, localisée sous les pelotes digitales. Appelée également pelote médiane ou plantaire. Un animal peut posséder plusieurs pelotes interdigitales (ex : rongeurs) ou une seule fusionnée (ex : chien).

 

Pelote digitale

Juger : On dit qu'un animal se juge, lorsque le pied arrière s'imprime parfaitement dans l'empreinte du pied avant. Beaucoup de quadrupèdes se jugent ce qui a plusieurs avantages : gestion optimale de l'énergie, marche plus silencieuse. Nos canidés sauvages se jugent très souvent au pas ou au trot, ce qui n'est pas le cas du chien dont le placement du pied est plus approximatif.

Méjuger : Qualité de l'allure chez l'animal consistant à poser le pied postérieur en avant du pied antérieur. L'animal "engage" ses postérieurs loin en dessous du corps. Allure très recherchée chez les chevaux en équitation car synonyme de confort pour le cavalier. Cette allure peut également indiquer une prise de vitesse dans la voie : un animal peut se juger au pas, puis se méjuger au trot.

Métacarpe : ensemble d'os, correspondant à la paume de la main chez l'homme.

Métatarse : ensemble d'os, correspondant à la plante du pied chez l'homme.

Os : nom des doigts latéraux 2 et 5 chez les cervidés. L'appui, chez ces derniers, se faisant sur les doigts 3 et 4, ces doigts régressés ne marquent que dans des conditions particulières. Ces doigts vestigiaux offrent des points d'ancrage supplémentaires lorsque l'animal descend de fortes pentes.

PA : pied antérieur, ou, avant. Je prends parfois la liberté de l'appeler "main" 

Pelote proximale : appelée également pelote carpienne, petit coussinet situé plus ou moins haut sur le poignet de certains mammifères. Comme les doigts vestigiaux chez les ongulés, cette pelote joue le rôle de frein en descente. 

 

Pelote carpienne

Impression de la pelote proximale

chez un renard

 

 

Pliocène : époque géologique

Postérieur (doigt) : doigt n°1, dirigé caudalement (vers l'arrière) qui correspond au pouce chez l'humain. Chez les oiseaux terrestres, il peut être oblitéré. 

PP : pied postérieur, patte arrière.

Satellites (terriers) : terriers secondaires utilisés de façon saisonnière ou en cas d'urgence (refuge).

Scutellé : recouvert de scutelles, excroissances composées de chitine. 

Tarse : ensemble d'os constituant la cheville.

 

Zone centrale : appelée également zone plantaire ou tarso-métatarse. Elle est parfois invisible lorsque l'oiseau se déplace sur un sol dur;

 

Faisan finale 2

Zone centrale

 

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