Espaces cultivés

L'étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris

Starling

 

Quelques empreintes et indices laissés

par un groupe d'étourneaux

sur un banc de sable en baie d'Authie.

 

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Dimensions de l'empreinte : (L) 5, 3 x (l) 2,3 cm

Merles et grives présentent des dimensions similaires

Mais chez l'étourneau les doigts sont un peu plus forts

Contrairement aux turdidés, l'étournau marche sans sautiller

Il est également plus grégaire

 

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Les nombreux coups de bec laissés par les oiseaux

sont caractéristiques de l'espèce

 

Le pigeon biset, Columba livia

The Rock Dove

 

Empreintes de pigeon biset

Dimensions de l'empreinte : (L) 5,5 x (l) 4,9 cm

 

Trace de pigeon bizet

Largeur de voie : 11 cm

 

Moulage d'empreinte de pigeon biset

Moulage de l'empreinte de l'oiseau

La bergeronnette grise, Motacilla alba

The White Wagtail

 

Traces de bergeronnette grise

Taille de l'empreinte, griffes comprises :  (L) 3,2 x (l) 2 cm

Foulée : 12 cm

Largeur de la voie : 2,3 cm

 

Motacilla alba, empreintes

Angle formé par les doigts latéraux : 115 degrés

L'axe de l'empreinte évoque une petite virgule.

 

Empreinte de corneille et de bergerronette

Comparaison corneille noire et bergeronnette.

Cette dernière fait figure de naine face au corvidé.

 

Piste de l'oiseau dans le sable

Piste de l'oiseau dans le sable

Foulée : 10 cm

Largeur de voie : 1,9 cm

La grue cendrée, Grus grus

The common crane.

 

Empreinte de grue cendrée

L'empreinte de la grue

Dimensions : (L) 10 x  (l) 15 cm

Angle formé par les doigts latéraux : 130 degrés

 

Piste laissée par la grue

Longueur de la foulée : 70 cm

Les pas s'accrochent les uns derrière les autres

avec beaucoup de minutie.

 

Voie 3

Un autre groupe de traces.

Les chaumes de maïs sont des zones

qui attirent particulièrement ces oiseaux

 

Traces de grue

La zone centrale est ici  peu marquée *

Le doigt  1 est absent  

 

Trou creusé par l'oiseau

De son bec, l’oiseau déterre les plants de maïs

La recherche de résidus des cultures précédentes

 semble être l’origine de ces profonds terrassements.

La trace des doigts du gruidé est visible au bord de l’excavation

 

* voir glossaire

Le faisan de Colchide, Phasianus colchicus

Common pheasant

 

Empreinte de faisan de colchide

Dimensions de l'empreinte : 

(L) 5,8 x (l) 6,9 cm.

Angle des doigts 2 et 4 : 106 degrés.

 

Voie faisan

La voie de l'oiseau.

Les empreintes s'alignent presque parfaitement

les unes derrière les autres.

Foulée : 35 cm.

Traces de faisan

Traces de 2 oiseaux différents

sur le sable sec.

Trace de faisan

Sur la vase

 

Patte de faisan

La patte robuste du gallinacé.

Bâtie pour courir et gratter vigoureusement le sol.

La griffe du doigt 3 est particulièrement développée.

 

Impression dans l'argile

Impression dans l'argile.

 

Fiente de faisan

Une fiente laissée par l'oiseau

(L) 4,3 x (l) 2,3 cm

 

 

Mesure de l'empreinte (griffes comprises)

 

Doigt 1 : 1,9 cm

Doigt 2 : 4,2 cm

Doigt 3 : 6 cm

Doigt 4 : 4,5 cm

Le goéland argenté, Larus argentatus

European Herring Gull

 

Empreinte de goéland argenté

L'empreinte est plus large que longue.

Dimensions : (L) 7,5 cm x (l) 8,1 cm.

Angle des doigts 2 et 4 : 86 degrés.

 

Goéland argenté, groupe de traces

Foulée de l'oiseau : 28-30 cm.

 

Traces de goéland argenté

Le doigt 1 marque parfois sous la forme d'un simple point.

 

Voie du goéland argenté

Largeur de la voie : 10 cm.

Doclabofleche

Chez le goéland,  le doigt postérieur est très court,

 la griffe du doigt médian est volumineuse

Ces particularités aident à le différencier

du canard colvert.

 

Moulage de l'empreinte

Moulage de l'empreinte.

 

Mesure de l'empreinte (griffes comprises)

 

Doigt 1 : absent ou très court

Doigt 2 : 5 cm

Doigt 3 : 7 cm

Doigt 4 : 6,4 cm

 

La buse variable, Buteo buteo.

 Common Buzzard.

 

C’est en errant à travers les étendues englouties par les excès pluviométriques du printemps, que je surprends dame Buteo procédant à ses ablutions. Ne s'offrant qu'un court instant à mon regard, elle regagne en quelques coups d’ailes lents mais vigoureux des espaces plus paisibles. Légitimement, je pense donc pouvoir découvrir les traces de l’oiseau sur le sol détrempé. Mais stupeur, une page vide ! … Une nouvelle déception à ajouter à une longue liste. La terre, rassasiée au plus haut point, n’a pu permettre l’inscription du passage de l’oiseau. Pourtant, à l’aide d’une attention et d’une lumière soutenues, je relève enfin, sommeillant au fond de l'eau, les empreintes de la buse variable.

Oiseau des paysages profonds qu’elle ne délaisse qu’à l’époque de la nidification, la buse mène une existence plutôt paisible : tantôt aspirée par les courants thermiques ou engagée dans une chasse à pied, tantôt résignée, figée sur sa stèle, dans l’attente d’un repas facile. Chaque jour apporte son menu : campagnol ventru, grillon ou taupe désorientés, bête avariée, lombrics le composent en grande partie.

Certes, la buse peut se charger de capturer de grosses proies, mais ses capacités n’ont jamais intéressées fauconniers et autoursiers. On lui préfère d’autres oiseaux de proie comme l’aigle, l’autour, le faucon, l’épervier ou même sa consœur américaine du genre Buteo, la buse à queue rousse. Cette dernière serait beaucoup plus enthousiasmée par la poursuite. Pourtant, l’oiseau affamé peut se montrer terrible lorsqu’il s’agit de mettre de l’ordre autour d’une carcasse et des démonstrations de force ont parfois été observées à l’égard d’oiseaux pourtant redoutables comme l’autour des palombes ou même le héron. 

C’est souvent au hasard qu’on découvrira ses empreintes, au bord d’un point d’eau ou près de restes disputés d’un animal faible ou blessé venu mourir dans la neige. D’autres traces se joindront aux siennes : corneilles, pies, hérons et même quelques carnivores, attirés eux aussi par le banquet. L’occasion rêvée d’étudier leurs diverses interactions, pour celui qui appréçie l' enseignement parfois confus de la nature.

L'empreinte du rapace est puissante et fortement asymétrique et les doigts 3 et 4 en partie réunis à la base. Les serres de ces deux derniers doigts sont les plus longues. Celle du doigt extérieur (4) est la plus petite. Trait commun à la plupart des rapaces les doigts sont garnis de tubercules renforçant le maintien de la proie lors des activités de nourrissage ou de prédation. Ces "coussinets" forment de profondes cuvettes dans l'empreinte. Sur sol dur, les serres sont bien détachées et marquent loin devant l'empreinte. Afin de renforcer encore l’adhérence, le dessous des doigts est couvert de spicules (petites protubérances), qui peuvent figurer dans l’empreinte lors d’une bonne impression.

Voie : les empreintes couvrent en partie la ligne médiane. L’ensemble du pied reste orienté vers l’avant, ou très légèrement vers l’extérieur de la voie.

 

 

Empreintes de buse variable

Empreintes de l'oiseau venu se laver dans un champs inondé.

 

Buse variable

L'eau est encore troublée par le passage du rapace.

Foulée : 34 cm

Largeur de voie 8 cm

 

Empreinte de buse

Les doigts 3 et 4 sont soudés en partie à la base.

La serre du doigt 4 est la plus petite.

Dimensions : (L) 9,6 x (l) 6,6 cm (serres incluses).

 

 

 

Patte de buse variable

L'équipement du fantassin :

les doigts puissants et courts des rapaces capturant leurs proies au sol.

 

Buse silhouette

Au sol, la buse ressemble un peu à un vautour

 lorsqu’elle sautille d’un pied sur l’autre.

Il ne lui faut pourtant que quelques

enjambées pour atteindre sa proie.

 

Fenaison

Il est possible d'assister à des regroupements

parfois importants de buses et de milans,

dans certains prés, lors de la fenaison.

Surtout lors du ramassage des andains*,

lorsque la machine expulse les campagnols 

des lignes de fourrage.

 

Indices de buse variable

Les bales de paille fournissent à l’oiseau

 d’excellents postes d’affût.

A contrôler après la moisson. 

 

Pelote de réjection.

Pelote de réjection de buse variable.

Très compactes, elles renferment peu d'éléments osseux.

La formet les dimensions de ces pelotes peuvent varier.

Celle-ci est composée principalement de poils de 

micromammifères et de fragments d'insecte.

 

Quelques dimensions relevées dans l'empreinte : 

 

 

Doigt 1 sans griffe : 3 cm                                                                     avec griffe : 4,5 cm

Doigt 2 sans griffe : 2,8 cm                                                                  avec griffe : 4 cm

Doigt 3 sans griffe : 3,6 cm                                                                  avec griffe : 4,9 cm

Doigt 4  sans griffe : 2,9 cm                                                                 avec griffe : 3,9 cm

 

 

 

Le rat musqué, Ondatra zibethicus

The muskrat

 

En créant ce site, je pensais pouvoir trouver facilement les traces de ce rongeur assez répandu. Les découvrir, ne devait être, selon moi, qu'une simple formalité. Pour diverses raisons, cette recherche se montra plus ingrate que je ne l’imaginais. Dans mon « quelque part », rats musqués et ragondins occupent plus ou moins les mêmes milieux. Leurs empreintes ne sont pas toujours faciles à déterminer. Autre difficulté, même si le rongeur est connu pour ses excursions occasionnelles dans certaines cultures, il remonte assez peu sur les berges. Lit du ruisseau, zones d’atterrissement, sont des endroits d'où il tire facilement sa pitance. Ainsi, sauf dans quelques situations particulières : couche de neige sur un étang gelé, étang mis en assec, les traces laissées par le rongeur ne sont pas Légion.

Quel pourrait être l’habitat idéal pour le rat-musqué ? Probablement un milieu aquatique dont l’écoulement serait régulier, et dont les berges seraient richement pourvues en végétation. L’animal redoute ces crues qui balaient ses huttes et inondent ses terriers, ainsi que ces grands froids qui figent l’eau en profondeur.

Quelle serait maintenant la meilleure époque pour se familiariser avec ses indices ? Sans hésiter : de mai à juin, période durant laquelle il s'exibe même en plein jour. C’est en effet à cette époque qu’on l’observe fréquemment ondoyer le long du ruisseau, poussant devant lui, une imposante cargaison végétale. 

Par son mode de vie le rat musqué rappelle souvent le castor, dont il usurpe aujourd'hui les niches écologiques. Son empreinte est conforme à la disposition classique des rongeurs, à savoir une impression en forme d'étoile ainsi qu'une grande disparité de taille entre les pieds antérieurs et postérieurs. Terrassier dans l'âme, le rongeur possède des griffes très développées qui s'impriment nettement dans l'empreinte. D'ailleurs quand il ne charrie pas des végétaux, il creuse dans le lit du ruisseau, jusqu'à disparaître dans un nuage de vase.

PA : 5 doigts. Le pouce, minuscule, phagocyté par la main, est à peine perceptible dans l'empreinte. Les griffes sont particulièrement longues, surtout celle du doigt 3 qui atteint presque 1 cm. Pelotes interdigitales noyées dans une masse confuse. La main présente au niveau du poignet 2 pelotes carpiennes de grande taille (l'une est plus basse que l'autre). Une ligne de poils natatoires est présente sur la bordure extérieure du doigt 5. 

PP : 4 doigts. Les griffes sont encore plus longues que sur le pied antérieur (1 cm). La longueur du pied, talon compris, peut atteindre 7 cm. Une frange de poils natatoires ceinture chaque doigt et se prolonge jusqu'au talon. Ces poils sont nettement plus developpés sur la face interne du pied. Présence de 4 pelotes interdigitales très peu saillantes. Le pied présente, sur sa face interne, une pelote de grande taille qui s'étire frontalement. L'ensemble du pied, des doigts, semblent se courber naturellement vers l'intérieur. 

Voie : Lors de la marche le PP, s'imprime vers l'intérieur et se pose légèrement en retrait du PA. Il est rare que ce dernier s'imprime en totalité. Dans la neige, des trainées peuvent être créées par les pattes et la queue. Son allure naturelle est la marche, bond et galop sont généralement réservés à la fuite. Lors d'une marche rapide, le pied postérieur peut venir s'imprimer en avant de l'antérieur. 

 

Empreintes 1

Quelques impressions partielles sur le bord d'un canal.

 

Empreinte 2

L'examen approfondi de l'empreinte révèle une sorte de liseré autour des doigts,

ce dernier est formé par l'impression des poils natatoires.

 

Voie du rat musqué

Foulée : 25 cm

Largeur de voie : 7,5 cm

Coulée de rat musqué

Coulée qui remonte vers le terrier

 

Details

Le duo PP-PA

 

PP rat musqué

La patte postérieure du rongeur.

 

Rat musqué au pas

La queue, aplatie latéralement comme une anguille,

marque parfois  le substrat d'un sillon étroit.

 Ce dernier apparaît entre les empreintes ou sur le côté de la voie.

 

 

Impression rat-musqué

Impression : PA à gauche, PP à droite

PA = (L) 2,9 x (l) 2,8 cm

PP = (L) 5 x (l) 3,76 cm

 

 

Poils

Détail de la frange de poils, faisant office de palmure.

 

Hutte de rat musqué

Hutte de rat musqué.

Dans les grandes roselières, le rongeur préfère l'édification de huttes au creusement des terriers. Ces dernières peuvent dépasser d'un mètre le niveau de l'eau et sont généralement établies dans des zones peu profondes. Roseaux et de phragmites les composent presque essentiellement, ce qui permet de les différencier de celles construites par les castors, élaborées elles, avec des matériaux ligneux. Elles sont  bien souvent arrimées à des souches flottantes ou des plateformes de bois pourrissant. Les issues, la plupart du temps sont aménagés sous le niveau de l'eau, favorisent la circulation des rongeurs sous la glace. La boue, élément permettant la cohésion de toute la structure, entre dans la composition de ces "édifices". Ils faut parfois plusieurs années pour que ces huttes atteignent leurs dimensions définitives.

 

Ébauche de hutte

Ces huttes restent parfois à l’état d’ébauche.

Couleuvres, oiseaux, les utilisent volontiers comme reposoir.

 

Plateforme de nourrissage

Plateformes de nourrissage.

Le rongeur consomme la base du végétal, riche en hydrate de carbone,

et composte le reste. 

 

Terrier de rat musqué 

Un terrier bien typique

avec ses issues sous-marines

 qui  permettent au rongeur

 de sortir en toute sécurité.

 

Crottier rat musqué

Moins bien formées que celle du ragondin.

Ces crottes sont souvent déposées en hauteur, sur une pierre,

une touffe d'herbe, une branche sortant de l'eau.

Elles sont parfois visibles au printemps

 

Moulage final

Moulage de l'empreinte.

 

 

Comparaison 1

Au gauche rat musqué adulte ; à droite  jeune ragondin.

Les dimensions des empreintes des deux animaux peuvent coincider.

Néanmoins, la palmure du pied postérieur du jeune ragondin est ici visible,

Alors qu’elle fait complétement défaut chez le rat musqué.

Enfin les griffes du rat musqué sont plus longues.